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secondeguerremondiale
Description du blog :
Compilation des meilleurs articles lus concérnant les armements et divisions de la SGM.
Catégorie :
Blog Sciences
Date de création :
05.01.2009
Dernière mise à jour :
09.02.2009

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Présentation et réglement

Publié le 05/01/2009 à 12:00 par secondeguerremondiale
J'ai décidé de créer ce blog afin d'apporter ma modeste contribution à cet effroyable conflit que fût la seconde Guerre Mondiale, en créant une "bibliothèque" de tout ce que j'ai pu trouver d'intérréssant dans mes léctures ou sur internet et en me spécialisant plus particulièrement sur les armements et historique des divisions des différents protagnistes de la SGM. Mes sources seront impérativement citées, afin de réspécter leurs droits d'auteurs.
À travers divers articles sur plusieurs sujets, je vais éssayer de vous apporter des informations, tout d'abord, afin que ce blog devienne une source d'information utile à quiconque voudraient avoir telle ou telle réponse. N'hésitez donc pas, si vous souhaitez me voir publier un article sur un domaine particulier, à me le faire savoir.
De même, si vous avez également créé un blog sur la seconde guerre mondiale, n'hésitez pas à me contacter afin que nous puissions (peut-être), travailler ensemble!

IMPORTANT

La seconde guerre mondiale a été l'affrontement de trois courants de pensées spécifiques: le communisme, le capitalisme et le national-socialisme.
En AUCUN cas je ne publierais de commentaires racistes, haineux, xénophobes, du genre Heil Hitler, etc... De même, ne me prenez pas pour un jambon, je connaîs la signification de pratiquemment tout les symboles du national-socialisme (88, 14, la svastika, la totenkopf, les runes, etc...). Vous êtes libres d'avoir vos idées (vous seriez surpris des miennes...), mais en aucun cas vous n'aurez de tribunes sur mon blog.
À l'inverse, je tiens à signaler que je vais éssayer de publier autant d'articles sur les Forces Alliées que sur les Forces de l'Axe. Je serais donc amener à publier des articles sur les forces Allemandes. Les commentaires du genre "sale nazis", "sales boches", etc, ne seront, eux, également pas publiés!

N'hésitez pas à laisser des commentaires positifs et constructifs!

Mérci d'avance et bonne visite!

1.SS Panzerdivision Leibstandarte SS Adolf Hitler

Publié le 05/01/2009 à 12:00 par secondeguerremondiale
1.SS Panzerdivision Leibstandarte SS Adolf Hitler
Dénominations succéssives

_ 17 mars 1933: SS-Stabwache Berlin
_ 8 avril 1933: SS-Sonderkommando Berlin
_ 10 mai 1933: SS-Sonderkommando Zossen
_ 8 juillet 1933: SS-Sonderkommando Jüterborg
_ 7 octobre 1933: Adolf Hitler Standarte
_ 9 novembre 1933: Leibstandarte Adolf Hitler
_ 13 avril 1934: Leibstandarte SS Adolf Hitler
_ 24 août 1939: Infanterie Regiment (motorisé) Leibstandarte SS Adolf Hitler
_ 13 août 1940: SS-Brigade (motorisé) Leibstandarte SS Adolf Hitler
_ 15 juillet 1942: SS-Division (motorisée) Leibstandarte SS Adolf Hitler
_ 24 novembre 1942: SS-Panzergreandier Division Leibstandarte SS Adolf Hitler
_ 22 octobre 1943: 1.SS Panzerdivision Leibstandarte SS Adolf Hitler


Commandeurs succéssifs

_ SS-Gruppenführer Josef, dit "Sepp" Dietrich : 01/01/1933 - 04/06/1943
_ SS-Brigadenführer Theodor Wisch : 04/06/1943 - 20/08/1944
_ SS-Obersturmbannführer Franz Steineck : 20/08/1944 - 31/08/1944 (à titre provisoire)
_ SS-Brigadenführer Wilhelm Mohnke : 31/08/1944 - 06/02/1945
_ SS-Brigadenführer Otto Kumm : 06/02/1945 - 08/05/1945


Composition de l'unité

- Stab der division
- SS-Panzer Regiment 1
- SS-Panzergrenadier Regiment 1 LSSAH
- SS-Panzergrenadier Regiment 2 LSSAH
- SS-Panzer Artillerie Regiment 1
- SS-Panzer Aufklarüngs Abteilung 1
- SS-Panzerjäger Abteilung 1
- SS-Sturmgeschütz Abteilung 1
- SS-Panzer Pionier Bataillon 1
- SS-Panzer FlaK Abteilung 1
- SS-Panzer Nachrichten Abteilung 1
- SS-Nebelwerfer Abteilung 1


1. Origine

La Leibstandarte trouve son origine dans les gardes du corps du Führer en tant que SS-Stabswache Berlin, formé en mars 1933 pour protéger Adolf Hitler. Sa désignation officielle change souvent avant de, en novembre 1933, devenir la Leibstandarte Adolf Hitler. A la différence des autres unités de la waffen-SS, dont le recrutement se fait par région d'origine, le régiment prend ses personnels dans toute l'Allemagne, seul les meilleurs candidats physiquement et racialement sont accepté pour cette unité particulière. L'unité fournit les gardes d'honneur pour toutes les cérémonies d'état et la garde au Reichswehr de Berlin après l'accession au pouvoir de Hitler. Leur caserne est celle des cadets de l'Empire de Prusse : Berlin - Lichterfelde. Leur apparence impeccable et leur maniement d'arme leur valut de surnom de "soldats d'asphalte", bon pour la parade, mais incertain au champs de bataille.

Réorganisé en régiment motorisé à la fin de 1934, la Leibstandarte prend part à la réoccupation de la Rhénanie, l'Anschluss d'Autriche et l'occupation des sudètes et de la Tchécoslovaquie. En septembre 1939 la Leibstandarte accompli son test ultime durant son engagement dans la campagne de Pologne, campagne pour laquelle elle est attachée à la Panzer division Kempf. En action à Lodz, Varsovie et contre l'armée Moddlin, le régiment se bat bien, mais déplore 40 morts face aux charges déterminées de la cavalerie et de l'infanterie polonaise, en venant même au corps à corps.


2. 1940 - 41 : l'Ouest et la Grèce

En mars 1940 un bataillon d’artillerie est ajouté dans les premiers des nombreux remaniements pour augmenter la taille de l’unité personnelle de Hitler. Durant la campagne à l’Ouest la Leibstandarte combat très bien. Elle traverse l’Yssel à Zutphen, couvrant 75 km en une journée et entre au combat avec un niveau d’enthousiasme qui deviendra sa marque de tradition. La Leibstandarte SS Adolf Hitler participe à l’encerclement et la prise de Amsterdam. En reconnaissance de ses performances la Leibstandarte a l’honneur de recevoir le "Führenstandarte" (bannière personnelle de Hitler) comme drapeau régimentaire.

En avril 1941 la Leibstandarte SS Adolf Hitler excelle dans l’invasion de la Grèce, son haut fait d’arme étant la capture des cols de Klidi et Klissura par la Aufklarüngs Abteilung de Kurt Meyer. Sur un terrain difficile, les hommes de Meyer piétinent. La légende raconte qu'il leur jeta des grenades à main dans les pieds pour les forces à aller de l’avant.


3. 1941 - 42 : Barbarossa

C’est, cependant, avec l’invasion de l’Union Soviétique en juin 1941 que la Leibstandarte SS Adolf Hitler subi son grand test. Représentant la taille d’une brigade de 11.000 hommes, elle est intégrée dans la Heeresgruppe Süd. Après avoir avancé jusqu’à Cherson, elle capture Taganrog, et en novembre Rostov, ou elle fait 10.000 prisonniers. Alors que la fin de l’année approche, l’impétuosité de l’avance faiblit et la résistance soviétique se durcit. Une contre-attaque place la Leibstandarte SS Adolf Hitler en danger, mais Hitler refuse un repli général. Néanmoins, les SS sont forcés de reculer jusqu’à Rostov, et de mener de nombreux engagements défensifs dans la région du bassin du Donetz car la contre-attaque soviétique est terriblement étendue.

La Leibstandarte SS Adolf Hitler a grandement mérité la réputation d’unité de combat de première classe, damant le pion aux généraux de l’armée qui la regardait avec dédain. Il est rapporté que le commandeur du III. Panzerkorps aurait déclaré : « c’est véritablement une unité d’élite ». Cette réputation n’est pas obtenue sans pertes : 5.200 soldats de la brigade sont tombés dans les steppes de Russie.

En juin 1942 la Leibstandarte SS Adolf Hitler est retirée de ses positions défensives sur le Mius et envoyée en France, ou elle est progressivement renforcée et transformée en Panzergrenadier Division. La nouvelle division reste plusieurs mois à se former et s’entraîner avant de faire mouvement pour occuper la zone sud, en réponse au débarquement allié en Afrique du Nord. Durant cette période la Leibstandarte SS Adolf Hitler reçoit un détachement des tout nouveaux chars lourds PzKpfw VI Tigre.


4. 1943 : Kharkov et Koursk

Au début de 1943 la Leibstandarte SS Adolf Hitler est de retour sur le front de l’Est alors que Stalingrad capitule et que la situation militaire se détériore. Elle est intégrée au I. SS-Panzerkorps sous commandement de Paul Hausser, s’emparant préventivement de la cité de Kharkov pour contrer l’armée Rouge. En sous-nombre à 7 contre 1, Hausser refuse de sacrifier son nouveau corps juste pour satisfaire un ordre de non-recul de Hitler, et le 15 février la citée est abandonnée. La capture de Kharkov à aider l’ennemi, néanmoins, les allemands se sont regroupés. La contre-attaque débute le 23 février, après trois semaines de durs combats les soviétiques sont encore une fois chassés de la ville, laissant 20.000 morts et blessés et 600 chars détruits. La férocité des combats a causé la perte de 4.500 tués à la Leibstandarte SS Adolf Hitler. L’ancien jardin rouge au centre de Kharkov est renommé "Platz der Leibstandarte" en l’honneur de la division.

Les pertes sont remplacées par un continent d’anciens soldats de la Lutwaffe, provoquant l’irritation du commandeur de la division "Sepp" Dietrich. Juste comme beaucoup de ses meilleurs officiers et sous-officiers sont transférés pour servir de cadres à la nouvelle 12.SS-Panzer Division Hitlerjugend, Dietrich se prépare à passer le commandement à Théodor "Teddi" Wisch, lui-même remplaçant Hausser à la tête du Panzerkorps.

Quelques temps après la Leibstandarte SS Adolf Hitler participe à l’offensive d’été de Koursk, ou elle forme la pointe avancée de la 4. Panzerarmee. La division aligne 100 chars, 12 étant les impressionnant nouveaux Tigre. Lançant son attaque le 5 juillet, la Leibstandarte SS Adolf Hitler fait de bon progrès initiaux, atteignant la deuxième ligne de défense à la fin du premier jour. Les troupes SS se battent au corps à corps pour nettoyer les tranchées ennemies. Le 11 juillet la division a atteint la rivière Psel, le dernier obstacle majeur avant Koursk elle-même. Le 12 juillet les chars des formations SS combattent les blindés soviétiques dans une action principale à Prokhorovska. C’est le premier des nombreux engagements autour de cette petite ville russe, qui restera pour de nombreux jours la plus grand bataille de chars de l’histoire. Environ 300 chars allemands et 400 soviétiques sont détruits sans qu’aucune des parties n’emporte la décision, la bataille pour le saillant de Koursk reste dans la balance.

Cependant, les nouvelles du débarquement allié en Sicile décident Hitler à annuler l’offensive. La Leibstandarte SS Adolf Hitler est une des unités envoyées à l’Ouest pour contrer les alliés en Italie, laissant tous ses chars aux divisions SS restantes avant de partir pour un climat meilleur. C’est un bref changement de théâtre : le renversement de Mussolini et l’armistice italien avec les alliés qui suit voit la Leibstandarte SS Adolf Hitler chargée de désarmer les troupes italiennes, mais en octobre 1943 elle est appelée une nouvelle fois à l’Est, transitant par les Balkans.

A la fin de l’année la division livre des combats autour de Zhitomir, les combats sont si furieux qu’à la fin de février la Leibstandarte SS Adolf Hitler n’a plus que trois chars opérationnels sur l’ensemble. Elle échappe de peu à l’anéantissement après avoir été bloquée dans la poche de Kamenets-Podolsk, mais les survivants sont secourus par l’intervention des 9. Hohenstaufen et 10. Frundsberg SS-Panzer Division. La Leibstandarte SS Adolf Hitler est en mauvais état, et en avril elle est retirée du front et envoyée ne France pour y être totalement réhabilitée.


5. 1944 : la Normandie et les Ardennes

Des milliers d’hommes ont remplacés les pertes de la division en juin 1944, et alors que les troupes d’invasions alliées débarquent en Normandie en juin, elle a presque retrouvé tous ses effectifs. Cependant, l’entêtement de Hitler face au débarquement voit la Leibstandarte SS Adolf Hitler maintenu en réserve encore 23 jours après le D-Day. Hormis quelques éléments qui entrent en action plus tôt, la division ne jouera aucun rôle dans la bataille avant le 6 juillet.

Insérée sur la ligne de front autour de Caen, la Leibstandarte SS Adolf Hitler combat désespérément en défensive contre l’écrasante supériorité, les airs sont dominés par les avions alliés, et la terre dévastée par les canons de marine. Elle prend part à la contre-attaque d’Avranches, mais est repoussée, perdant de nombreux chars sous les assauts aériens des Typhoons anglais. A la fin d’août elle échappe à l’encerclement de la poche de Falaise, mais perd tous ses chars et son artillerie, déplorant 5.000 morts. La division est retirée en Allemagne pour être une nouvelle fois réhabilitée, les remplaçants reçus ne remplaceront jamais les effectifs ni la qualité du début de la guerre.

Le mois suivant se passe en activité frénétique. En décembre 1944 la division est séparée en kampfgruppen. Le Kampfgruppe Peiper avec le bataillon de chars lourds, un mélange de PzKpfw IV et V Panther, un bataillon de panzergrenadieren et de l’artillerie. Le Kampfgruppe Sandig avec le reste du SS-Panzergrenadier Regiment 2. Le Kampfgruppe Hansen, constitué du SS-Panzergrenadier Regiment 1 avec des canons anti-chars et de l’artillerie et le Kampfgruppe Knittel de la SS-Aufklarüngs Abteilung appuyé par de l’artillerie et les pionniers. La mission qui leur incombe va leur faire jouer un rôle majeur dans l’offensive des Ardennes.

Avançant le 16 décembre comme élément de tête sur la "Rollbahn D" le SS-Standartenführer Joachim Peiper rencontre immédiatement des difficultés. Le terrain qu’il doit traverser est totalement impraticable pour les énormes Tigre II. De plus les embouteillages freinent la progression, et la colonne de Peiper elle-même est bloquée dans le trafic routier. Le manque de carburant est temporairement résolu par la saisie d’un dépôt américain à Büllingen le 17 décembre. Le Kampfgruppe Peiper enregistre un réel progrès en direction de Ligneuville et de Stavelot, cependant, des troupes assignées à la garde de prisonniers tuent 83 G.I. au carrefour Baugnez à côté de Malmédy. La tête de la colonne est encore gênée le 18 décembre lorsque deux des trois ponts sur la Amblève sont dynamités juste avant l’arrivée des troupes SS. Peiper est forcé de bifurquer par la Gleize et d’utiliser un pont intact à Cheneux, mais une amélioration de temps voit le retour des attaques aériennes alliées.

Rejoint maintenant par le Kampfgruppe Knittel, l’avance de Peiper devient un peu plus hésitante. Une route est enfin trouvée et les allemands trouvent un pont qui leur permet de sortir de la vallée de l’Amblève, la résistance américaine se durcit. Le 19 Peiper capture Stoumont après d’âpres combats, mais les tentatives pour continuer plus loin que la ville échouent. Stavelot, en arrière des allemands est reprise par les américains. Ils sont forcés de défendre Stourmont et Cheneux face à la contre-attaque américaine, aux prix de lourdes pertes des deux côtés. Le 24 décembre Peiper est à court de carburant et de munitions. Il ne peut plus avancer et risque d’être coupé de l’arrière. Laissant une arrière garde pour tromper l’ennemi, il détruit ses équipements lourds et recule, traverse la rivière Salm et rejoint le I. SS-Panzerkorps le jour suivant. Le 29 décembre les différents kampfgruppen de la Leibstandarte SS Adolf Hitler reçoivent l’ordre de quitter le flanc nord des Ardennes pour le sud. L’assaut mené par le reste de la Leibstandarte SS Adolf Hitler enregistre quelques progrès, et le 1er janvier 1945 la division est retirée du secteur pour préparer la nouvelle contre-offensive prévue.


6. 1945 : Hongrie et Autriche

En février 1945, la division fait mouvement en Hongrie pour prendre part à l’opération "Früllingerwachsen" dont les objectifs sont de reprendre Budapest et les vitaux puits de pétrole hongrois. La Leibstandarte SS Adolf Hitler opère avec la 6. SS-Panzerarmee commandé par son ancien commandeur « Sepp » Dietrich.

Le printemps a transformé les routes autour du lac Balaton en une mer de boue, et hors des chemins le terrain est difficile. Une préparation d’artillerie ne sert qu’à avertir l’ennemi d’une attaque. Le matin de l’attaque, le 6 mars, aucun barrage d’artillerie n’est effectué, et dans l’espoir de garder un élément de surprise, beaucoup de troupes doivent parcourir 18 km à pied pour rejoindre le point de départ de leurs attaques. Favorisé par la météo, les chars de la Leibstandarte SS Adolf Hitler attaquent immédiatement, bustes hors de la tourelle. En dépit de ces difficultés les hommes de la division attaquent avec leur agressivité coutumière, mais les progrès sont lents, seuls 3 km sont couverts le premier jour. Le 11 mars les SS s’emparent des villes de Simontornyo et Azora et essuie une contre-attaque déterminée. Bien que fatigué, ils poussent et traversent le canal Sio, et en dépit de la lenteur du gros des forces allemandes, la Aufklarüngs Abteilung de la LSSAH, commandée par Peiper pénètrent de 72 km en territoire ennemi, aux 2/3 de la route de Budapest.

Malheureusement c’est le gros des forces allemandes qui la soutienne qui sont bousculés par une massive contre-attaque soviétique, leurs alliés hongrois étant anéantis sur leur flanc. Les troupes SS reculent et se regroupent autour de Stuhlweissenburg, sur la route de Vienne. Heureusement pour la Leibstandarte SS Adolf Hitler, les mêmes conditions qui ont retardés l’avance allemande retardent maintenant l’Armée Rouge. Les restes de la division se replient en bon ordre couvert par plusieurs actions d’arrière garde.

L’échec de l’offensive, et de fausses rumeurs sur les chefs de la SS font entrer Hitler dans une colère enragée. Accusant la SS de lâcheté, il ordonne que leurs bandes de bras leur soient retirées. L’histoire dit que Dietrich et ses officiers les auraient envoyées à Hitler dans un pot de chambre. La vérité est que Dietrich a refusé d’exécuter cet ordre, et qu'une délégation d'officier fut envoyée à Berlin pour exposer les raisons de cet échec au Führer qui annula son ordre.

Durant la fin de mars 1945 les kampfgruppen isolés de la division mènent de durs combats d’arrière garde, reculant lentement jusqu’à Wiener Neustadt. Au début d’avril la Leibstandarte SS Adolf Hitler est réduite à deux petits kampfgruppen occupant le front entre cette ville et Vienne, ou ils repoussent plusieurs sévères attaques pour se désengager. De toute la division il ne reste plus que 1.600 hommes et 16 chars, soit 10% de ses effectifs. Forcée continuellement de reculer en Autriche dans les dernières semaines de la guerre, à la mi-avril les survivants sont dans la région de Mariazell. Quand la guerre finie, le 8 mai tous ceux qui le peuvent essaient de rejoindre l’ouest pour faire leur reddition aux américains, car seule la mort attends les troupes SS dans les mains de l’Armée Rouge.


La Leibstandarte SS Adolf Hitler a évoluée de la troupe de parade qu’elle était pour devenir la force armée, une des meilleures unités de combat que l’Allemagne aient possédées. Au total, c’est 52 soldats de cette division qui seront décorés de la Ritteurkreuz (croix de chevalier)


SOURCE: http://www.waffen-ss-combattants.fr /////// Mr. Chales Trang, éditions Heimdal

IMAGE: wikipédia

Bande de bras LSSAH

Publié le 05/01/2009 à 12:00 par secondeguerremondiale
Bande de bras LSSAH
Chaque division SS avait ce que l'on appelle couremment une "bande de bras", sur laquelle était inscrite le nom de la division à laquelle il appartenait.
Voici celui de la 1.SS Leibstandarte Adolf Hitler. C'était un script en écriture latine, représentant la signature manuscrite d'Adolf Hitler.

SOURCE: http://www.warelics.com

101st Division Aéroportée "Screaming Eagles"

Publié le 06/01/2009 à 12:00 par secondeguerremondiale
101st Division Aéroportée "Screaming Eagles"
1. Naissance de la 101st

La 101ème division aéroportée américaine voit officiellement le jour le 16 août 1942 et fait ses premiers pas dans la base de Camp Claiborne, dans l'Etat de Louisiana. Son premier Commandant est le Major General William C. Lee.
La 101st est initialement formée du 502ème régiment d'infanterie Parachutiste (PIR), des 327ème et 401ème régiments d'Infanterie transportée par Planeur (GIP), du 377ème Bataillon d'Artillerie Aéroportée (PFA), des 321ème et 907ème bataillons d'Artillerie transporté par Planeur (GFA).
Le 326ème Bataillon du Génie vient renforcer les effectifs, ainsi que la 101ème Companie Signal, la 326ème Compagnie Médicale et la 426ème Compagnie de Quartermaster Aéroporté.


2. Fort Benning

En octobre 1942, la 101ème division aéroportée est transférée à Fort Benning dans l'Etat de Géorgie où sont installés des équipements sophistiqués permettant le déroulement d'entraînements intensifs.
Ces entraînements étaient très difficiles. Les soldats devaient non seulement apprendre les techniques de combat de l'infanterie classique, mais ils devaient savoir également sauter d'un avion, manier un parachute et accepter le fait qu'ils ne combatteraient pratiquement qu'encerclé par l'ennemi.
Dans un premier temps, les troupes parachutées et les troupes transportées par planeurs se sont entraînés à des endroits différents. Au début de l'année 1943, ces deux composantes se sont réunis pour former une Division.
En juin 1943, la Easy Company, au sein du 506ème régiment d'infanterie Parachutée (PIR), est placée sous les ordres de la 101ème division aéroportée. C'est à ce moment que commence un exercice militaire de grande envergure, le deuxième du genre à cette date. Ces manoeuvres ont débuté en juillet 1943 et à la fin de l'exercice, la 101ème a été jugée apte à combattre.
Le 5 septembre 1943, elle embarque à New York et quitte les Etats-Unis pour se rendre en Angleterre dans le but d'y poursuivre son entraînement.


3. Derniers préparatifs

En janvier 1944, la 101ème division aéroportée se voit renforcée du 502ème régiment d'infanterie Parachutiste, si bien que les effectifs de la division se portent à près de 6 600 soldats. C'est à ce moment également que la 101ème perd son premier Commandant : Lee, souffrant d'une maladie cardique, doit retourner aux Etats-Unis. Il est remplacé par Le général Maxwell Taylor.
En mars 1944, trois mois avant le début de l'Opération Overlord, le Premier Ministre Britannique, Winston Churchill, vient assister à une démonstration de force des troupes aéroportées de la 101ème Airborne qui impressionne les invités.
Peut après cette représentation, Le général Taylor reçoit ses ordres pour le Jour J. En mai 1944, les unités de la 101ème rejoignent les terrains d'aviations d'où ils partiront la veille du D Day vers la Normandie, le 5 juin 1944.
Ce jour là, les parachutistes américains de la 101ème Airborne reçoivent la visite du général Suprême Eisenhower qui vient leur souhaiter bonne chance. Les soldats embarquent à 22 heures 15 dans 1 432 C-47.


4. Jour J

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, les parachutistes de la 101ème sautent sur la Normandie. Ils doivent capturer divers objectifs comme des ponts, des carrefours stratégiques ou des villages, afin de sécuriser, avec la 82nd Airborne Division, le flanc Ouest d'invasion Allié dans le cadre de l'Opération Overlord.
Au-dessus du Cotentin, les avions C-47 sont les cibles de la Flak allemande et de nombreux appareils rompent la formation. La précision des parachutage s'en trouve très affectée et la majeur partie des soldats américains n'aterrissent pas au bon endroit. Certains paras se retrouvent à plus de 20 kilomètres de leur objectif.
Mais ces erreurs de parachutages désorientent également les soldats allemands qui entendent l'ennemi partout. Terrorisés, la plupart des éléments de la Whermacht se replient face à des adversaires bien souvent en infériorité numérique.
Les rapports indiquent que près de 1 500 soldats américains de la 101ème Airborne ont été fait prisonniers ou ont été tués au moment de leur aterrissage en Normandie.
Malgré tout, les paras ont rempli de nombreuses missions. Le général Taylor a rassemblé une poignée d'officiers et quelques fantassins et il a attaqué le village de Sainte-Marie-du-Mont. Dans la matinée du mardi 6 juin 1944, les troupes aéroportées ont effecté la jonction avec les troupes débarquées à Utah Beach de la 4th Infantry Division.
Le 10 juin 1944, la 101st Airborne Division doit capturer le village de Saint-Côme-du-Mont et le 12 juin la ville carrefour de Carentan (située entre les plages de Utah Beach et de Omaha Beach) et repousser toutes les contre-attaques allemandes. Après de durs combats, les deux têtes de ponts américains n'en forment plus qu'une le 14 juin.
Pendant près de 3 semaines, la 101ème division aéroportée est restée sur le front Normand. Début juillet, elle reçoit l'ordre de rentrer en Angleterre dans le but de préparer une nouvelle vaste offensive : l'Opération Market Garden.


5. Market Garden

Le général Montgomery a établit un plan qui nécessite bien plus de régiments aéroportés Alliés qu'en juin 1944, lors de l'Opération Overlord. Ce plan d'attaque, appelé Opération Market Garden, consiste en une vaste offensive aéroportée et terrestre en Hollande, qui doit permettre aux Alliés de capturer des ponts sur le Rhin.
La 101ème est alors placée sous le commandement Britannique de la 2ème armée, regroupant également la 82ème division aéroportée américaine et la 1ère division aéroportée Britannique.
Le 17 septembre, Market Garden est lancée : 20 000 parachutistes Alliés sautent dans le ciel Hollandais. L'artillerie antiaérienne allemande est absente et les parachutages sont particulièrements réussis. Mais comme en Normandie, les planeurs subissent beaucoup de pertes à l'aterrissage, tant en vie humaine qu'en matériel.
La 101ème est chargée de libérer plusieurs villes (notamment Anvers) et villages et d'assurer l'homogénéité du front. Elle subit plusieurs revers sanglants.
Cette opération est dans les premiers jours une totale réussite : les Alliés pénètrent à plus de 30 kilomètres à l'intérieur de l'Allemagne. Mais bien vite, les Allemands multiplient les contre-attaques et gagnent du terrain. Market Garden a échouée.
Dans leurs contre-offensives du mois de décembre 1944, les Allemands ont isolé la 101ème Division des autres troupes alliées dans les Ardennes. Une terrible bataille s'engage.


6. La Bataille des Ardennes

Les Allemands tentent une dernière opération, baptisée Opération Wacht Am Rhein, qui doit percer le front Allié dans les Ardennes, puis ils veulent poursuivre leur offensive vers l'ouest et vers l'Alsace au Sud.
Certains soldats américains qui se sont trouvés isolés dans la forêt enneigée à la frontière de la Belgique et de la France, estiment que la Bataille des Ardennes est un des combats décisifs de la Seconde Guerre Mondiale.
La 101ème Division commence à être encerclée par les Allemands qui lancent Wacht Am Rhein le 16 décembre 1944. La ville de Bastogne est le passage obligé qui contrôle tous les accès principaux : c'est donc à la fois l'objectif majeur des allemands et la position la plus précieuse pour les forces américaines qui envoient la 101ème Airborne sécuriser la ville.
Les offensives allemandes autour de Bastogne sont telles que la ville doit se rendre le 20 décembre. Les défenseurs se sont repliés dans les bois alentours, ne pouvant rapatriés ni en vivres, ni en munitions, ni en vêtements chauds. Les températures était extrèmement basses et la neige abondante. Mais les soldats de la 101ème refusent d'abandonner la ville et ils empêchent à de nombreuses occasions les Allemands d'y pénétrer.
Le général Patton et sa 3ème armée se dirigent vers Bastogne pour renforcer les parachutistes isolés. Le 26 décembre 1944, les Alliés parviennent à larguer du matériel et des vivres aux éléments de la 101ème qui attendaient ce moment depuis le début du siège de Bastogne, mais la météo n'avait jusque là pas été clémente.
Le 18 janvier 1945, l'offensive allemande est stopée et la 101ème Airborne est rejointe par la 3ème armée qui relève les parachutistes de leurs positions, bombardées pendant 3 semaines extrêmement éprouvantes.
La 101ème Division reçoit alors la Presidential Unit Citation, une très haute distinction militaire délivrée par le Président des Etats-Unis lui-même, pour actes de bravoures à Bastogne.


7. En Allemagne

La 101st Airborne Division est ensuite envoyée, en avril 1945, en Allemagne pour nettoyer la poche de résistance située dans la région industrielle de la Ruhr.
Les Alliés ont décidé que les Russes capturent la ville de Berlin, alors la plupart des divisions américains se sont déplacées vers le Sud. Ainsi, la 101ème Airborne a été envoyer combattre les derniers fidèles d'Hitler à proximité de la ville de Berchtesgaden. Elle y capture différents membres et militaires du parti Nazi.
La 101ème s'est tenue prête, une fois la fin de la guerre en Europe signée (8 mai 1945), à partir dans le Pacifique combattre les Japonais. Mais ses soldats n'ont jamais eu à retourner au combat après cette date durant la Seconde Guerre Mondiale.


8. Bilan

Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, 2 043 soldats de la 101ème ont été tués, 7 976 ont été blessés et 1 193 sont portés disparus. Les paras de la 101ème ont passé 214 jours au combat. Elle a également été distinguée par une citation présidentielle 'pour acte de bravoure en Normandie) et par la Croix de Guerre 1939-1945 décérnée par la France.


9. Commandeurs pendant la seconde guerre mondiale

_ Maxwell D. Taylor
_ Anthony MacAuliffe (commandeur "par intérim" pendant le siège de Bastogne, du à l'absence du général Taylor)


SOURCE: http://www.dday-overlord.com
IMAGE: http://www.mooremilitaria.com

Insignes des casques 101ème aéroportée

Publié le 06/01/2009 à 12:00 par secondeguerremondiale
Insignes des casques 101ème aéroportée
Voici, dans la continuité de l'historique de la 101ème, l'insigne des casques qui sérvaient à différencier les différents régiments de la division.

SOURCE: http://blogimages.skynet.be/

Vassili Grigrorievitch Zaïtsev

Publié le 06/01/2009 à 12:00 par secondeguerremondiale
Vassili Grigrorievitch Zaïtsev
Vassili Grigorievitch Zaïtsev (23 mars 1915 – 15 décembre 1991) était un tireur d'élite soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale qui tua 225 soldats et officiers de la Wehrmacht et de ses alliés entre le 10 novembre et le 17 décembre 1942 pendant la bataille de Stalingrad.

Zaïtsev est né et a grandi à Ieleniskoï, dans les montagnes de l'Oural et a appris l'habileté au tir en chassant le cerf.

Avant le 10 novembre, il avait déjà tué 32 soldats de l'Axe avec son fusil Mosin-Nagant ordinaire. On estime à 28 le nombre de tireurs d'élite qu'il a entraînés. Ceux-ci tuèrent plus de 3 000 soldats ennemis. Certaines sources indiquent que la performance de Zaïtsev n'était pas unique et qu'un autre soldat soviétique, seulement identifié sous le nom de Zikan, tua lui 224 soldats allemands avant le 20 novembre.

Zaïtsev a servi jusqu'en janvier 1943, lorsqu'une blessure aux yeux l'empêcha de se battre. Cependant, le Professeur Filatov restaura sa vue.

Après son retour au front, Zaïtsev a fini la guerre sur le fleuve Dniestr avec le grade de capitaine. Après la guerre, il s'est occupé d'une usine à Kiev.

Selon le livre Stalingrad ((en) Enemy at the Gates) d'Antony Beevor, quelques sources soviétiques déclarèrent que les Allemands firent venir le chef de leur école de tireurs d'élite, le Major Heinz Thorvald, pour le stopper. Zaïtsev, après une chasse de plusieurs jours, repéra son adversaire se cachant sous un morceau de tôle ondulée et tira. Ce duel supposé est dépeint dans le film Stalingrad réalisé par Jean-Jacques Annaud en 2001.

Le viseur télescopique du fusil de Thorvald, prétendument le trophée le plus prisé de Zaïtsev, est toujours exhibé dans le Musée des forces armées de Moscou. Cependant, l'histoire entière demeure essentiellement non confirmée. Il n'y a absolument aucune mention d'elle dans aucun rapport militaire soviétique.

Il est mort à l'âge de 76 ans à Kiev.


SOURCE ET IMAGE: wikipédia



Maschienpistole 40 / MP40

Publié le 06/01/2009 à 12:00 par secondeguerremondiale
Maschienpistole 40 / MP40
1. Histoire

Les soldats alliés surnommèrent cette arme « Schmeisser », en référence au concepteur d'armes allemand Hugo Schmeisser qui était à l'origine du MP18 du conflit précédent. En réalité, les MP38 et MP40 furent conçus par Heinrich Vollmer à l'usine d'armement Geipel de Erfurt (Erfurter Maschinenfabrik Geipel ou ERMA). Celui-ci se basa sur le MP36, effectivement développé et produit quant à lui par Schmeisser. Le MP40 a été fabriqué dans les usines ERMA, ainsi que par la firme Haenel à Suhl et la firme Steyr en Autriche, où la production de MP40 fut la plus importante et s'est poursuivie jusqu'en octobre 1944. Au total, entre 746 000 et 1 100 000 pièces furent produites.


2. Conception

À la fin des années 1930, la production en grand nombre du MP38 pour la Wehrmacht fut lancée, après que son utilité eut été clairement démontrée lors de la guerre d'Espagne. On prévit dès le début sa production en grande nombre pour en réduire les coûts. Vollmer renonçant au bois, lourd et coûteux, le MP38 devint la première arme au monde à être dotée d'une crosse clipsable en acier. Il répondait ainsi bien aux exigences de la Wehrmacht pour la Blitzkrieg à venir.
La fabrication du MP38 se réalisait principalement par façonnage, ce qui demandait donc à la fois une main-d'œuvre qualifiée et des matériaux de premier choix. Il en résultait donc des surcoûts si l'on voulait aboutir à une réalisation réellement de qualité. La production fut par la suite grandement accélérée et facilitée lors de l'introduction de techniques industrielles comme l'emboutissage des tôles ou le soudage par points. Malgré la standardisation des procédés, les coûts de fabrication de l'arme, désormais appelée MP40, restèrent néanmoins légèrement supérieurs à ceux du MP38. Les économies en termes de matières premières restaient également minimes. Néanmoins, les cadences de productions purent être grandement augmentées.
Le design du MP38/40 était, comparativement aux pistolets mitrailleurs construits jusqu'alors, innovant et peu conventionnel. La plaque d'épaule en acier clipsable rendait l'arme très maniable. La Bakélite, économique et plus facile à mettre en œuvre, fut employée pour la carcasse et la poignée en remplacement du bois. Le lourd appareillage de visée participait à l'équilibre global de l'arme, la rendant très maniable. Comme l'arme ne diposait que d'une position de tir « en rafales » (pas de sélecteur de tir), c'était une condition nécessaire pour que le tireur pût être capable après un temps relativement court d'être également précis lors d'un tir au coup par coup.
Le MP40 est doté d'un ergot appelé « nez » sous le canon destiné à prendre appui sur le rebord de la carrosserie des véhicules pour stabiliser le tir (caractéristique déjà observée sur certaines armes très anciennes dites de rempart). Cela permettait d'éviter que le recul de l'arme ne renvoie le tireur à l'intérieur du véhicule.
Le chargeur de 32 cartouches constituait un point faible de l'arme. À l'intérieur, les cartouches y sont stockées sur deux rangs, alors que l'approvisionnement de l'arme se fait sur une seule file, par le haut du chargeur. Lors de la réunion des deux files en une seule, il était fréquent que les cartouches se collent (à cause de poussières) ce qui provoquait l'enrayement de l'arme. L'innovation apportée sur une version ultérieure (MP40/1) où le logement du chargeur était nervuré n'apporta pas une grande satisfaction.
Un problème de sécurité existait au début avec l'obturateur entre le chargeur et la chambre. Il n'était pas possible de le verrouiller, et lors d'un choc sur l'arme, une cartouche pouvait entrer dans la chambre sans que cela ne soit souhaité. Le coup pouvait alors partir par accident. Ce déficit a été comblé au moyen d'un dispositif de verrouillage, introduit en série à partir de 1941. Généralement, les vieux MP38 et MP40 furent rééquipés de ce dispositif.


3. Évolutions

Lors de l'opération Barbarossa, la rencontre avec le PPSh-41 soviétique et son chargeur camembert de 71 coups conduisit à la version MP40/2, équipée d'un double accueil pour magasins. Après que le premier chargeur avait été vidé, celui-ci pouvait être retiré de son logement d'une simple poussée. Ainsi, pas moins de 64 coups pouvaient être tirés sans recharger. Néanmoins, sa construction compliquée empêcha sa production en masse.
Hugo Schmeisser conçut quant à lui pendant la guerre le MP41. Cette arme était constituée du corps et la culasse du MP40 (ce qui le rendait techniquement parlant pratiquement identique) et d'une plaque d'épaule en bois et du mécanisme de mise à feu du MP28. Le MP41 fut surtout produit à l'exportation et pour les unités de police.


4. Dotation

Le MP38 était tout d'abord destiné aux équipages de véhicules blindés, mais sa maniabilité en a vite fait l'arme de toutes les formations armées, même les équipages des U-Boot. Avec cette arme relativement compacte pour l'époque, une petite unité de combat pouvait développer une puissance de feu relativement importante. Le MP38/40 est considéré comme l'arme substantielle de l'infanterie allemande. Ainsi, dans de nombreuses productions hollywoodiennes, cette arme est surreprésentée parmi les soldats allemands en comparaison avec les faits historiques. Les MP40 étaient généralement distribués aux chefs d'escouades et aux chefs de pelotons, tandis que le reste de la troupe luttait avec des Mauser Karabiner 98k. À l'automne 1939, lors de l'attaque de la Pologne, la Wehrmacht s'était vue attribuer 8773 MP38. Jusqu'à l'introduction du MP40, pas moins de 40 000 unités en avaient été produites.


5. Accessoires

Chaque arme est dotée de six chargeurs. À cet effet, chaque soldat possédait deux pochettes de trois chargeurs, une à droite et une à gauche. L'outillage nécessaire au garnissage des chargeurs quant à lui se trouvait dans une petite sacoche supplémentaire sur la cartouchière gauche. Dans des cas bien spécifiques, le MP40 était également accompagné d'un silencieux.


6. Comportement au combat

Sa portée maximale atteint 200 mètres. Sa cadence de tir modérée de 400 à 500 coups par minute le rendait plus contrôlable que certaines autres armes semblables. Il était équipé d'une crosse métallique pliante. L'absence de garde au niveau de la poignée avant (en fait le chargeur) était son principal défaut. Les soldats se brûlaient souvent les mains après un tir nourri.
D'une portée efficace d'une centaine de mètres, il présentait un avantage indéniable sur le Thompson américain dont la portée n'excédait guère cinquante mètres. Il se trouvait en revanche plutôt dépassé par les pistolets mitrailleurs soviétiques tels le PPSh-41 ou le PPS-43, chambrés dans un calibre plus rapide portant plus loin. Tandis que sur le front de l'Ouest, les Américains avaient tendance à préférer le MP40 à leur Thompson, les Allemands utilisaient sur le front de l'est les PPSh-41 soviétiques.


7. Imitations

Le MP40 a servi de modèle à bon nombre d'armes ultérieures, notamment des pistolets mitrailleurs automatiques. Notons parmi celles-ci :

Le Carl Gustav M/45 suédois (à partir de 1945)
Le Zastava M56 yougoslave (à partir de 1956)
Le BD-38 automatique allemand (à partir de 2005)
Pour la construction du M3A1 Grease gun américain (à partir de 1942), certains détails constructifs furent repris tant sur le MP40 que sur la Sten anglaise.
D'autre part, les armes que les Alliés envoyaient aux différents groupes de résistants en Europe occupée étaient souvent finalisés de manière à ce qu'ils puissent utiliser les munitions des MP40 (9 mm Parabellum) prises à l'ennemi. C'était notamment le cas de la Sten ou du United Defense M42 américain.


8. Après guerre

Après la Seconde Guerre mondiale le MP40 servit en Palestine, où une grande quantité d'armes prises sur l'ennemi furent stockées dans les arsenaux de la future armée israélienne. Jusqu'en 1956, le MP40 fut l'arme officielle des parachutistes israéliens.
L'armée française réutilisa un grand nombre de MP 40, surtout lors de la guerre d'Indochine. Elle fut notamment employée par les commandos de marine. Les derniers modèles furent retirés des stocks dans les années 1960.
Certaines armes sont parties après la Seconde Guerre Mondiale en Asie ou en Afrique pour le trafic avec les futurs "indépendantistes" de l’empire français.
En 1999, lors de la guerre du Kosovo, de nombreux exemplaires de ces véritables antiquités réapparurent étonnamment.


9. Caractéristiques techniques

Type : Pistolet-mitrailleur
Fonctionnement : automatique
Calibre et/ou munition : 9 mm Parabellum (9 × 19 mm)
Longueur : 63 cm (crosse pliée), 83,3 cm (crosse dépliée)
Longueur du canon : 25 cm
Masse non chargé : 4,03 kg
Masse chargé : 4,7 kg
Cadence de tir : 400 à 500 coups/min
Chargeur : 32 cartouches
Portée efficace : 100-200 mètres
Vitesse initiale : 380 m/s



SOURCE ET IMAGE: wikipédia

Pistolet-Pulemet Shpagina 41 / PPSh-41

Publié le 06/01/2009 à 12:00 par secondeguerremondiale
Pistolet-Pulemet Shpagina 41 / PPSh-41
1. Conception

Conçu par Gueorgui Chpaguine, le PPSh-41 (Pistolet-Pulemet Shpagina, en russe : Пистолет-пулемёт Шпагина, surnommé le Peh-peh-shah, le Shpagin rotteur) fut l'une des armes produites en plus grande quantité pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle fut destinée à devenir une alternative moins onéreuse au PPD-40 qui était long et coûteux à produire. L'une des raisons de son faible coût est l'absence totale de vis et de boulons, toutes les pièces étant usinées.
Initialement, le PPSh-41 reçut le chargeur camembert de 71 coups du PPD-40, lui-même copie du chargeur du Suomi KP31 finlandais. Mais son encombrement, la difficulté à le recharger et sa fiabilité relative firent que des chargeurs courbes de 35 coups furent mis en œuvre en 1942. Lorsque le chargeur courbe de 35 munitions fut disponible, les soldats avaient néanmoins pour coutume de conserver, lors d'un assaut, un chargeur camembert comme premier chargeur. L'approvisionnement de chaque soldat était probablement d'un camembert pour 5 à 6 chargeurs courbes, 3 camemberts auparavant. Son canon est protégé par un carénage de métal qui enveloppe la gueule du canon et qui fait office de cache-flamme.
Le développement du PPSh fut initié en partie par la guerre d'hiver contre la Finlande pendant laquelle l'efficacité des pistolets mitrailleurs fut prouvée dans les combats rapprochés en forêt ou en zone urbaine. L'arme fut développée à la mi-1941, et fut produite par tout un réseau d'usines dans Moscou, où des hauts membres du Parti local veillaient eux-mêmes à ce que soient atteints les objectifs de production. Quelques centaines d'armes furent construites en novembre 1941, puis 155 000 autres sortirent des usines les cinq mois qui suivirent. Au printemps 1942, les usines sortaient environ 3000 unités par jour.


2. Comportement au combat

Il est chambré pour le 7,62 x 25 mm TT, une munition d'un calibre inférieur au 9 mm Parabellum utilisé par le MP40 allemand. Le 7,62 x 25 mm TT est toutefois plus léger et plus rapide et présente une portée pratique nettement supérieure (jusqu'à 200 mètres). La Wehrmacht l'utilisa en version originale ou transformé en 9 mm. La Wehrmacht adopta officiellement le PPSh-41 converti sous le nom de MP41(r), les armes de prise sans adaptation comme le MP717(r).
Le PPSh-41 était également une arme fiable et d'une précision apparemment supérieure à celle de ses opposants. Elle était toutefois lourde et encombrante et était surclassée par le MP40 dans les combats de tranchées où les opérations nécessitant beaucoup de mobilité. Dernier inconvénient, l'arme, surtout quand elle était usée, avait tendance à tirer inopinément quand elle tombait au sol.
Cette arme produite à un nombre estimé à 6 millions est un symbole patriotique soviétique de la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1950, dans le cadre du Pacte de Varsovie, les arsenaux nord-coréens (Type 49), chinois (Type 50), iranien (Modèle 1322 dont 10 000 livrés à l'URSS entre 1943 et 1945) et la société hongroise FEG (PM 48 M) en produisirent des copies pour leurs armées respectives. Elle fut rapidement remplacée dans les arsenaux de l'URSS à la fin de la guerre, pour être massivement exportée dans les pays pro-soviétiques, notamment au Viêt Nam (versions soviétique et chinoise) et dans de nombreux pays africains.


3. Caractéristiques techniques

Calibre: 7,62 x 25 mm TT
Poids non chargé : 3,63kg
Poids chargé : 5,45kg avec le chargeur de 71 coups, 4,3kg avec le chargeur de 35 coups
Longueur: 84,3cm
Longueur du canon : 26,9cm
Cadence de tir : 900 coups par minute
Capacité: Chargeur camembert de 71 coups, Chargeurs de 35 coups


SOURCE ET IMAGE: wikipédia

Anthony McAuliffe

Publié le 06/01/2009 à 12:00 par secondeguerremondiale
Anthony McAuliffe
Le Général Anthony Clement McAuliffe (2 juillet 1898 - 11 août 1975) était le Général de l'armée américaine qui a commandé les troupes de la 101e Division Aéroportée pendant le Siège de Bastogne, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il est célèbre pour sa réponse laconique (en) Nuts! (Des clous !) face à une demande de reddition formulée par l'attaquant allemand.


1. Biographie

Anthony McAuliffe est né à Washington, D.C. le 2 juillet 1898. Il a étudié à la West Virginia University à partir de 1916-17 et a été diplomé de West Point en novembre 1918. Son ascension dans la hiérarchie militaire va de Sous-lieutenant en 1918 à Général en 1955.


2. Seconde Guerre mondiale

McAuliffe était Commandant de la Division Artillerie de la 101e Division Aéroportée quand il a été parachuté sur la Normandie lors du débarquement du Jour J. Il est ensuite entré en Hollande en planeur pendant l'Opération Market Garden. En décembre 1944, quand l'armée allemande a lancé son offensive surprise, le Général Maxwell D. Taylor, commandant la 101e Division aéroportée, participait à une réunion du commandement aux États-Unis.


3. Bataille des Ardennes

Le Square McAuliffe à BastogneEn l'absence de Taylor, le commandement actif de la 101e Division et des troupes attachées revint à McAuliffe.
À Bastogne, les troupes allemandes, supérieures en nombre, faisaient le siège de la 101e Division. Le Général Heinrich Freiherr von Lüttwitz demanda rapidement la reddition des Américains. McAuliffe renvoya à Lüttwitz sa fameuse réplique "Nuts!". La 101e Division parvint à repousser les assauts allemands jusqu'à l'arrivée des renforts de la 4e Division d'Infanterie.
Pour ses faits de guerre à Bastogne, McAuliffe fut récompensé de la Distinguished Service Cross, remise par le Général Patton le 30 décembre 1944, suivie plus tard par la Distinguished Service Medal.


4. Après-guerre

Après la Bataille des Ardennes, McAuliffe reçut le commandement de sa division, la 103e Division d'Infanterie de la 7e Armée américaine. Il commanda cette division du 15 janvier 1945 à juillet 1945.
À la suite de la guerre, McAuliffe occupa plusieurs postes militaires, comme Chief Chemical Officer of the Army Chemical Corps. Il retourna en Europe comme Commandant de la 7e Armée américaine en 1953 et comme Commandant-en-Chef de l'Armée américaine en Europe en 1955. Il fut promu Général le 1er mars 1955.


5. Retraite

En 1956, McAuliffe se retira de l'Armée. Il travailla pour l'American Cyanamid Corporation entre 1956 et 1963. Chez American Cyanamid, il fut Vice-Président en charge du Personnel. Il lança un programme pour apprendre à ses employés comment maintenir le contact avec les politiciens locaux. La société exige toujours aujourd'hui que tous ses directeurs de succursale se présentent aux politiciens locaux[1]. McAuliffe fut aussi Président de la Commission de la Défense civile de l'État de New York entre 1960 et 1963.
Il vécut à Chevy Chase, dans le Maryland, jusqu'à sa mort le 11 août 1975, à l'âge de 78 ans. Il est enterré avec sa femme et ses enfants au Cimetière national d'Arlington, en Virginie.


SOURCE ET PHOTO: wikipédia

"Nuts" ou un ultimatum et sa réponse

Publié le 06/01/2009 à 12:00 par secondeguerremondiale
Le 22 décembre 1944, le Général Heinrich Freiherr von Lüttwitz envoya cet ultimatum au générl McAuliffe :


"Au Commandant américain de la ville assiégée de Bastogne.

L'issue de la guerre est en train de changer. Cette fois-ci, les troupes américaines dans et aux alentours de Bastogne ont été encerclées par des unités allemandes mieux armées. Un nombre supérieur d'unité allemandes ont traversé l'Our près d'Ortheuville, ont pris Marche et atteint Saint-Hubert en traversant Hompre, Sibret et Tillet. Libramont est aux mains des troupes allemandes.

Il existe une seule possibilité de sauver les troupes américaines assiégées de l'annihilation totale : c'est la reddition honorable de la ville assiégée. Une durée de deux heures sera accordée à partir de la remise de cette note, pour vous laisser quelques instants de réflexions.

Si cette proposition devait être rejetée, un Corps d'Artillerie allemand et six bataillons lourds A.A. se tiennent prêts à annihiler les troupes américaines dans et aux alentours de Bastogne. L'ordre de tirer sera donné immédiatement après ce délai de deux heures.

Toutes ces pertes civiles sévères causées par les tirs d'artillerie ne correspondraient pas avec l'humanité américaine bien connue.

Le Commandant allemand."



D'après différents récits, quand McAuliffe fut informé de la demande de reddition allemande, il dit "Aw, nuts!" (Oh, des clous !). En cherchant à écrire une réponse officielle, le Lieutenant-colonel Kinnard suggéra que cette première remarque résumait bien la situation. Les autres marquèrent leur accord.


La réponse officielle tint donc en ces mots :

"Au Commandant allemand,

NUTS!

Le Commandant américain."


Ce message fut tapé et remis par le Colonel Harper et le Major Jones à la délégation allemande. Harper devait expliquer le sens de cet unique mot aux Allemands.


SOURCE: wikipédia

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